Chronique d'une société en péril

Nom : Mol

vendredi, septembre 22, 2006

Sales races

Allez donc jeter un oeil à ce texte de Jean-Louis COSTES, ça m'évitera d'évoquer le sujet, et il le fait si bien... Bonne lecture !


http://www.subversiv.com/doc/costes/2-mitraillettes-et-machettes.htm

jeudi, septembre 21, 2006

Développement durable

Privatisons les gazés de France.

mercredi, septembre 13, 2006

Doit-on se soucier de la misère du monde ?

Devant chaque embouchure de métro, sur chaque trottoir de la capitale, les gentils et vaillants bénévoles (ou salariés précaires) assaillent le passant et son porte-monnaie pour un petit don, allez quoi, juste quelques pieces pour une bonne cause.
Quelle bonne cause ? La lutte contre le sida, celle contre le cancer, la faim dans le monde, médecin sans frontiere, ATTAC, la Croix-Rouge, le tsunami en Inde, le génocide au Rwanda, le mariage homosexuel en Iran, bref un amas de nobles actions visant à améliorer le quotidien des populations défavorisées de notre cuelle planète.
Moi, je suis un simple passant, avec un porte-monnaie, certe peu garni mais toutefois pas à l'agonie non plus, un bourgeois du monde quoi. Ma bonne conscience étant titillée par les vestons rouges des assaillants quéteurs, je prépare mon petit euro pour le glisser dans une tirelire.

Mais laquelle ?? Mon euro sera-t-il plus profitable aux SDF qui sentent mauvais ou aux cancereux au stade terminal ? Servira-t-il a offrir une choucroute a un somalien ou une barbe a papa à un pakistanais ? En même temps, ces jeunes défavorisés qui ne peuvent partir en vacances cet été m'attristent, mais peut-être pas autant que ces handicapés mentaux qui n'ont pas accès aux études supérieures. Dire que je suis le sauveur de toutes ces avaries sociales, grâce à mon petit euro !! Mais le dilemme m'assaille toujours plus, le sida est-il plus grave que la famine, celle-ci plus dévastatrice que le Tsunami, et nos gosses de banlieuses défavorisés qui n'ont pas de vacances ? à qui donner ? à qui ?

A personne, évidemment. Ceux qui donnent ce fameux euro en pensant faire une bonne action sont dans une erreur absolue. Cette pièce ne nourrira pas l'Afrique, elle ne rendra pas la vue aux aveugles, elle ne fera pas de St-Tropez une station balnéaire populeuse, ni ne calmera la mer déchainée du pacifique. Cet euro n'arrivera probablement jamais a destination. Il ne sert absolument a rien, à part à faire vivre une administration associative qui vit sur le dos des angoisses des populations manipulées.
Alors doit-on préter attention à toutes ces "grandes causes" ? Je ne crois pas. Après tout pourquoi ne serions nous pas absolument non concerné ? La famine, les génocides, les lapidations de femmes et d'homos, les trisomiques qui font du coloriage ne me touchent pas car ils font uniquement parti de mon imaginaire et je ne les connaitrais jamais. Par consequent je ne conçoit ni ne consent à m'en apitoyer.
Est-ce réellement impossible de vivre dans la joie et l'insouciance ?

Les associations du type ATTAC ou Medecin du Monde sont encore plus corrompues que nos politiques (prenons en exemple les differents scandales eclaboussant l'ARC...), elles sont dirigées par des escrocs qui s'engraissent sur le dos du petit passant, qui comme moi aimerait bien donner son euro, mais a qui ?

A personne.

L'imposture du quai Branly

Notre cher Président, désireux d'inscrire son nom dans l'histoire du patrimoine culturel français, et quelque peu jaloux des initiatives fondamentales de Mitterand en la matière, décida de la création d'un musée dédié aux arts premiers sur le site du quai Branly.
Très bien.
Ce musée fut inauguré à la fin du mois de juin 2006, dans un battage médiatique hors norme, louant ce nouveau lieu de culture qui donnait enfin aux arts primitifs une digne place dans la capitale (ils étaient auparavant relégués dans de petites salles du Louvre, le pavillon des secessions). Le public pouvait enfin voir l'oeuvre de l'architecte Jean Nouvel, personnalité renommée dans le domaine de la muséographie et de l'architecture muséale. Les éolges ne tarrissèrent pas pendant deux mois.
Attendant la fin de cette absurdité médiatique, et voulant profiter d'une visite un tant soit peu calme, j'ai attendu debut septembre pour m'y rendre, plein d'une curiosité non feinte.
Quelle ne fut pas ma stupéfaction d'horreur face à cette anomalie muséographique flagrante !!! Jean Nouvel a reussi le tour de force de concevoir un musée moderne démodé de 30 ans déjà. Bravo ! Je n'évoque pas l'aspect extérieur du batiment, dont l'esthétique concerne les gouts de chacun, mais plutot les espaces d'exposition qui sont d'une monumentale horreur. Un rouge sang omnipresent qui étouffe l'espace ; des sortes d'excroissances de cuir beige formant fauteuil et cloisons dont memes les interieurs ringards des années 60 ne voudraient pas ; un décor de pseudo-jungle tout simplement minable collé sur les vitres.
Le tout forme un espace muséographique trop sombre et oppressant ou l'objet est relégué au second voir troisieme plan après une mise en scène obsolète et ringarde.
Ajoutons a celà une disposition des vitrines chaotique, des espaces de circulation étroits et peu confortables qui arrivent à saturation dès que la frequentation du musée devient trop importante, le tout formant un musée brouillon, malhabile et anarchique, où l'objet est relégué au dernier plan, derrière l'outrageusement pompeux et l'esthétique néo-contemporaine absurde et mal maitrisée.

Monsieur Jean Nouvel, vous etes une erreur architecturale, un bandit du batiment, une anomalie muséographique, sans aucun talent. Mais le pire reste l'éloge unilatéral et consensuel provenant de la totalité des médias. On est bien loin de la qualité des rénovations du Louvre qui le placent, encore 10 ans après, en tête des musées du globe.

dimanche, juillet 09, 2006

On s'en fout

Les sunnites tuent des chiites, les chiites tuent des sunnites.

samedi, juillet 08, 2006

BAC, l’hypocrisie à la française…

En ce début du mois de juillet viennent de « tomber » les résultats du baccalauréat 2006 et les résultats n’étaient que trop prévisibles et révélateur de notre chère république bananière machine à mensonge !
Certes je félicite tous les bacheliers et encourage ceux qui sont « à la repêche » de faire leur possible pour obtenir ce « diplôme » qui sanctionne la fin des études secondaires ainsi que de continuer leur parcours quel qu’il soit.

Je disais diplôme qui sanctionne la fin des études secondaires, disons plutôt qu’il sanctionnait ! Il y a de cela quelques décennie le bac avait un sens ! Une utilité ! Maintenant ce n’est qu’un malheureux bout de papier qui n’a pour utilité que de faire couler une larme à papa et maman qui savent enfin que leur rejeton est capable de faire autre chose que de fumer des pétard ou de se bourrer la gueule en boite et c’est déjà une bonne chose.

Maintenant ouvrons un dictionnaire et voyons ce qu’est un diplôme :

Diplôme : Pièce émanant de l'autorité légale et destinée à conférer, établir ou confirmer un droit ou un titre : Diplôme de bachelier, de docteur. (Encyclopédie universelle Larousse)

Et le concours alors…

Concours : Examen où ne sont admis qu'un nombre limité et déterminé à l'avance de candidats, qui, après classement, obtiennent une place, un prix, un titre : Concours d'entrée à l'École polytechnique. (Encyclopédie universelle Larousse)

Voilà où se situe l’arnaque ! Le bac n’est plus un diplôme qui sanctionne la fin des études secondaire ainsi que l’acquisition des savoir nécessaires à la suite de ses études (puisque le baccalauréat est à de rares exceptions prés la condition sine qua non à l’inscription à l’université) mais un concours qui recrute à 80% des inscrits !!! Et cette année la barre semble avoir été placée plus haut par les hautes instances du gouvernement puisque plus de 70% des candidats ont été reçus du premier coup et que les mentions pleuvent !
Je le répète je suis ravie pour les bacheliers mais je suis affligé en tant que membre de l’éducation nationale de faire partie de cette escroquerie.

Alors que faire ?

Le contrôle continu ? Sûrement pas, c’est une escroquerie ! L’évaluation étant bien trop aléatoire et les exigences des enseignants trop variables d’un établissement à un autre.
Supprimer le bac ? Jamais ! Pas plus que le diplôme national du brevet (qui lui est aussi un concours…) Il faut laisser cet objectif effrayant aux lycéens, ne serait-ce que pour la jouissance qu’ils ressentiront en lisant leurs noms sur une liste avec juste à coté « ADMIS ».

Alors, soyons un peu réac’ ! Revenons au bac-diplôme, ayant une valeur et un sens. Il est nécessaire de redresser le niveau ainsi que les exigences et arrêtons de donner le bac aussi « démagogiquement » comme cela se fait depuis trop longtemps. Il ne faut pas avoir honte d’avoir moins de bachelier et surtout admettre que le bac, n’est pas la panacée de l’être !

La société a-t-elle besoin de 80% de bachelier ? Non.
Le gouvernement a-t-il besoin d’électeurs ravis d’avoir obtenu le bac et même tant (généralement) que leur carte d’électeur ? Oui.

(Texte proposé par Tricot, prof de Physique en région parisienne)

mercredi, juillet 05, 2006

Des études ou de la masturbation cérébrale.

Le chomage avance. Les RMIstes reculent.
Ils reculent ?... Oui. Ils prennent trois pas d’élan (c’est tout ce qu’on leur accorde…mais ils les prennent quand même) pour tenter de sauter le parapet de l’offre et de la demande.
Sans se douter que derrière le muret gît un large trou sans fond… de douze mètres de long...
Autant qu’ils se lancent directement dans le précipice, sans réfléchir à leur vitesse d’approche, à leur poussée verticale ou à la résistance de l’air…
Seule consolation : le désespoir ne pourra pas les ajouter à sa liste…
C’est vrai ! Pourquoi s’imaginer trouver un bon boulot, sans aucune difficulté, après avoir réussi toutes ses études avec brio et félicitations du jury… Ses cinq ! longues ! années ! d’étude ! à suivre studieux et assidu des cours rébarbatifs et ennuyeux, à ingurgiter une dose astronomique de connaissances superflues, à essuyer des déceptions répétées et à, néanmoins, essayer d’impressionner…
Quand on y arrive, c’est jouissif !
« Faites des études qu’ils disaient ! Faites des études ! Cela pourra toujours vous servir d’avoir des diplômes » – un « bagage » en leur terme. Mon cul ! Oui c’est à mon cul ! qu’aujourd’hui tous ces diplômes serviraient le plus ! et encore… ce n’est pas un papier des plus confortables ; il est rêche et sa texture rappelle les âpres journées d’avant partiels, les heures passées enfermé à se bourrer le mou d’inutilités.
Mon principal atout : Je possède une connaissance quasi encyclopédique du cerveau humain.


Et bien… devinez quoi ?...
Sur le marché du travail, cette mine d’informations ne sert à rien !... Je suis persuadé que j’aurais plus d’opportunités avec un DESS de phrénologie !
Je suis bien avancé maintenant. Deux ans de galère traînent étalés sur mon CV. Elles font tâche !... Même si mon cursus étudiant remplit toute une page, cela reste de la théorie… sans pratique.
Ou trop peu...
Lui : « Votre profil était intéressant… Cependant… nous avons préféré… et ce, seulement à cause de la courte durée du contrat… un candidat un peu plus expérimenté… »
Moi : « Oui, d’accord, alors dites-moi où je pourrais acquérir une expérience suffisante pour vous convenir tout à fait ? »
Lui : « ?... ? »
J’en ai assez. Quand je pense que pour obtenir une pauvre convention de stage de quelques semaines auprès de l’ANPE, il faut postuler à une formation d’"accompagnement" réservée aux BAC + 4 et au-dessus !... Formulaire de demande à l’appui, CV, lettre de motivation, et on croise les doigts jusqu’à ce que les articulations cèdent, sans aucune garantie de réussite, cela va sans dire…
Of course… il n’est possible d’y participer qu’une seule fois… et à mon grand dam !… ça ne m’a pas apporté grand enthousiasme…
Face à ces dispositifs d’aide, je n’ai qu’une fâcheuse impression… Celle que l’état jette – pour se donner bonne conscience – quelques piécettes par les fenêtres tout en détruisant pierre par pierre l’ensemble de nos convictions.
Et il parvient à ses fins.
Je n’ai pas eu à sauter le muret moi… l’état s’était déjà chargé de le démanteler.
Ce matin, j’ai trouvé du boulot, je suis embauché en CDD… Ouais !…
Ingénieur que je suis, je vends à présent des pétunias, pour une grosse chaîne de magasins fleuris.

Il n’y a pas de sot métier…
La routine est lancée.
Pendant cinq années, je me serai bien masturbé...

(texte proposé par Gonzo des éditions Black-out. contact-black-out@voila.fr)

lundi, juillet 03, 2006

On s'en fout

Les israeliens tuent des palestiniens, les palestiniens tuent des israeliens.

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